Qu'on se le dise, il est illégal de copier une œuvre sans posséder l'original.
La copie à titre privée, elle, est un droit, et c'est bien naturel.
Cependant, la Commission pour Copie Privée, toujours à la recherche d'absurdités et lois contradictoires, a mise en place depuis longtemps déjà une taxe sensée compenser le manque à gagner pour les maisons de disque.
Après les clés USB, les disques durs externes, les CD-ROM, et autres cartes mémoires, ce sont cette fois les disques durs multimédia externes qui feront l'objet d'une taxe allant de 9 à 30 euros.
Le fameux principe du "
vous n'avez pas le droit de le faire, mais vous payez tout de même une taxe pour ça", qui ne fait que
légitimer les copies illégales. A quoi bon payer une taxe si on ne profite pas de sa raison d'être?
Parce que - ne nous voilons pas la face - la copie privée, la vraie, est sans dommage pour les maisons de disque, puisque justement effectuée à titre privée. On ne prétendra donc pas que cette taxe soit autre chose qu'une arnaque bien ficelée pour plumer le consommateur, qui se voit interdit de copie sans possession de l'œuvre originale, et paye d'autre part pour l'éventuelle copie illégale qu'il est susceptible de réaliser.
Remercions pour cet article la liberté d'expression qui n'est pas (encore) remise en cause, elle.